Severa Butoyi : « Coup de chapeau au Clip qui a fait de mon mari un homme responsable »

Parmi les réalisations du Clip saluées par cette femme de la colline Bihororo, commune Giheta de la province Gitega figure le changement de comportement de son mari.

Jadis fumeur de chanvre, voleur, ivrogne et perturbateur de la paix au sein de sa famille et dans la localité, Salvator Nijenahagera est aujourd’hui un père de famille digne de ce nom. « Avant les formations que nous avons reçues dans le cadre du Gals, Salvator n’était pas l’homme que vous voyez devant vous. Notre famille avait des problèmes tout le temps. On se chamaillait très souvent que ce soit à la maison ou ailleurs. Il avait un emploi stable mais tout l’argent qu’il gagnait ne servait qu’à l’achat de l’alcool et du chanvre, ce qui me mettait mal à l’aise. Aucun projet de développement n’était initié. Même le commerce de la bière de banane que j’avais entrepris, il n’a pas voulu m’encourager pour épargner par exemple l’argent que je gagnais. Il prenait tout l’argent et en faisait tout ce qu’il voulait. Nos enfants ont abandonné les études à cause de lui. A maintes reprises, il a failli être emprisonné accusé d’avoir volé les biens d’autrui. Quand il a commencé à fumer du chanvre, je me disais que c’était fini pour lui. Je me suis levée et l’ai menacé de le dénoncer auprès des autorités et il a vite abandonné ce comportement qui allait nuire à sa santé.

Aujourd’hui, je peux témoigner que c’est mari adorable qui se soucie du bien-être de sa famille. Je dois dire merci aux personnes qui ont initié le projet ». Salvator Nijenahagera lui aussi ne mâche pas ses mots. Il reconnaît le rôle que sa femme a joué pour qu’il soit ce qu’il est aujourd’hui. « Si je suis encore en vie, c’est grâce à mon épouse et les formations que nous avons suivies ensemble lors des ateliers organisés dans le cadre du projet Clip à travers le Gals. Au départ, j’étais réticent et par après, j’ai fini par céder ». Merci au projet Clip et à ceux qui l’ont initié, a-t-il renchéri et d’ajouter qu’aujourd’hui, il peut initier des projets de développement comme tant d’autres. Parmi ceux-ci, il a indiqué que le projet prioritaire est la réhabilitation de sa maison qui est dans un état piteux. En accord avec sa femme, ils ont déjà acheté 6 tôles et ils comptent en acheter d’autres et démarrer les activités de réhabilitation sous peu.

Marie Grâce Niyizigama